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Transition à l’UCLouvain : faire appel à l’intelligence collective

01/07/2020 Comments (0) Views: 57 Autres, Environnement, Immobilier, Mobilité

A vélo dans Budapest : c’est désormais une réalité

Comment se préparer pour un futur où il risque d’être compliqué de s’entasser dans des trains et des bus ? Notamment en rendant la ville plus accessible aux vélos – pas aux voitures.

Les villes du monde entier ont dû rapidement adapter leurs infrastructures aux problèmes de mobilité posés par le Covid 19. Berlin a transformé des parkings en pistes cyclables pop-up. Milan a changé l’affectation de 22 kilomètres de voirie, en les rendant prioritaire pour les vélos et en réduisant la vitesse autorisée. Paris réfléchit à des pistes cyclables à grande vitesse, qui relieront la banlieue et les quartiers intramuros.

Budapest, quant à elle, ne possédait quasiment aucune piste cyclable avant la crise sanitaire. Depuis, une petite vingtaine de kilomètres ont été installés. De temporaires, ces pistes pourraient devenir définitives si elles rencontrent le succès espéré et ont un impact durable sur la vie des citoyens. Cette installation a créé un large soulagement auprès de la population, qui se voyait mal, en ces temps de Covid, dépendre entièrement du réseau de transports publics de la ville, excellent, mais vite bondé.

Repenser les villes

A priori, donc, les pistes cyclables de Budapest ont une durée de vie limitée au mois de septembre. Mais le maire de la ville, Gergely Karácsony, a promis que le trafic serait étudié de près, afin de constater si ces nouvelles pistes cyclables permettent de désengorger le centre-ville. Des consultations citoyennes sont également prévues concernant l’opportunité de construire de nouvelles pistes cyclables. Comme l’a dit à BBC Future le chef de cabinet du maire, « la pandémie a modifié l’offre de transports. Nous disposons d’une occasion unique d’observer à quoi ressembleront nos villes si on les repense pour les habitants – et pas pour les voitures. »

Le projet « Paris du ¼ d’heure » porté par la Maire de Paris, Anne Hidalgo. ©DR

Un peu partout, les grandes villes tentent de réécrire les politiques de mobilité en tirant les conséquences de la pandémie qui a paralysé le monde. La tendance générale étant de réduire l’empreinte écologique de la voiture, au profit d’autres moyens de transport. Les initiatives sont nombreuses et audacieuses. La Maire de Paris, Anne Hidalgo, candidate à sa réélection, a ainsi dévoilé il y a quelques mois son projet « Paris du quart d’heure », visant à mettre tout ce dont un citoyen a besoin à un quart d’heure de marche de chez soi : manger, se soigner, se divertir, se dépenser, travailler, consommer… Un plan ambitieux qui passe notamment par des rues entièrement réservées aux vélos, des trottoirs végétalisés et élargis, mais aussi des projets d’agriculture urbaine. Le tout sans avoir besoin d’une voiture.

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