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Comment Duisbourg se transforme en une ville intelligente

La SAU lance un marché européen pour Usquare

04/04/2019 Comments (0) Views: 218 Autres, Energie, Environnement, Technologie

Cette technologie va révolutionner le photovoltaïque

Les premières cellules photovoltaïques à base de perovskite arrivent sur le marché. Peu coûteuses, souples, efficaces et adaptables à de nombreux supports, elles peuvent être posées facilement sur un ordinateur portable, une voiture, une façade ou même à l’intérieur. Leur production industrielle est sur le point de démarrer.

« Les pérovskites ». D’aucuns ont entendu ce nom étrange, il y a cinq ans à peine, et pourtant leurs propriétés physiques étonnantes sont en passe de révolutionner l’accès à l’énergie solaire pour tous. Des panneaux solaires légers, à taux de transparence et à teinte variables, bon marché… Au soleil ou même à l’ombre, les murs et les fenêtres d’un bâtiment produiront l’électricité dont il a besoin. Ce rêve d’écologiste s’incarne dans un projet industriel lancé par une jeune chercheuse et femme d’affaires polonaise.

Le pérovskite est déjà mentionnée dans les années 1830 par un ingénieur allemand, Gustav Rose, qui faisait des recherches dans l’Oural et l’a baptisé ainsi en mémoire du minéralogiste russe Lev Perovski. Il s’agit d’une structure atomique particulière, répandue dans la nature et facile à obtenir en laboratoire. Mais il a fallu attendre 2009 et les travaux du chercheur japonais Tsutomu Miyasaka, poursuivis par d’autres, notamment à l’Université d’Oxford et à l’EPFL, pour découvrir l’aptitude des pérovskites à former des cellules photovoltaïques.

Vers des bâtiments autosuffisants en énergie

En 2013, la Polonaise Olga Malinkiewicz, de l’Institut des sciences moléculaires de Valence (Espagne), crée une première cellule photovoltaïque en posant une couche de pérovskite par évaporation, puis par impression à jet d’encre. Avec deux hommes d’affaires polonais et un milliardaire japonais, elle crée à Wroclaw (Pologne) la société Saule Technologies… et avec elle, le premier site de production d’encre de pérovskite. Il devrait en sortir 40 000 m2 de panneaux à la fin de l’année, et le double en 2020.

Des volumes encore très confidentiels, qui ont valeur d’essais. Mais à terme, des chaînes de production compactes pourront être installées partout, suivant la demande, pour fabriquer des panneaux « cousus sur mesure ». De quoi nous rapprocher de l’objectif des bâtiments autosuffisants en énergie. En effet, selon les estimations actuelles, un panneau standard d’environ 1,3 m2, au coût attendu de 50 euros et au rendement comparable aux panneaux classiques, peut approvisionner en énergie un poste de travail à longueur de journée.

Reste un écueil : les panneaux à pérovskites actuellement disponibles contiennent du plomb (environ 1 gramme par mètre carré). Il faudra donc soit trouver un substitut à ce métal réputé nocif, soit prévoir son recyclage en fin de vie. Comme pour le cadmium contenu dans les panneaux classiques.

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