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Un vélodrome pour le Grand-Duché

Paris expérimente la ville du futur

26/11/2018 Comments (0) Views: 380 Architecture, Immobilier

Comment Varsovie devient le « nouveau Berlin »

Longtemps considérés en tant que vestiges d’un régime oppressif, les bâtiments de l’époque communiste sont remis en état et connaissent une nouvelle vie à Varsovie. Exit la cité-dortoir des années 1970, Varsovie devient une métropole prisée par les artistes, les architectes et les multinationales.

C’est un symbole honni des Varsoviens. Et pourtant, le Palais de la Culture, impressionnant gratte-ciel stalinien, est devenu la Tour Eiffel locale, accueillant sièges de grandes firmes américaines et expositions d’art. L’édifice, offert par Staline en 1952, mais en réalité construit par les Polonais, n’a d’ailleurs pas à rougir face aux buildings new-yorkais de la même époque.

Varsovie, devenue ville « hype », le nouveau Berlin pour certains, symbolise la bonne santé de la Pologne. Ce pays longtemps pillé par les Suédois, rasé par l’Allemagne nazie et soumis à l’URSS a fait le choix de l’Union européenne et de ses subventions en 2004 (106 milliards d’euros prévus entre 2014 et 2020, soit 11% du budget européen). Et depuis, il se hisse parmi les rares économies au monde qui n’ont pas connu la crise mondiale.

Près de 30 ans après la fin du communisme, Varsovie affiche des chiffres d’activité tout simplement incroyables dans le bâtiment. La capitale polonaise est devenue une ville attractive de 1,7 million d’habitants qui a fait la paix avec son passé – l’élégant musée juif des Finlandais Rainer Mahlamäki et Ilmari Lahdelma est là pour rappeler le souvenir du ghetto. Elle s’est réinventée au point de mêler des bâtiments faussement anciens, d’agréables quartiers réservés à l’élite du Parti communiste et désormais peuplés de hipsters, à des résidences élégantes et ultramodernes.

  • Całkiem nowy Pałac Saski
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  • Całkiem nowy Pałac Saski
  • Całkiem nowy Pałac Saski
  • Całkiem nowy Pałac Saski
  • Całkiem nowy Pałac Saski

Audace architecturale

Un exemple ? La tour Varso, la plus haute tour de Pologne, qui culmine à 310 m de haut, affiche 140.000 m² de parquet et 53 étages. Le gratte-ciel, conçu par le cabinet d’architecture anglais Foster + Partners, devrait héberger des multinationales et surtout « revitaliser le quartier au cœur de la ville » d’ici 2020. A quelques encablures, une tour d’habitation de 192 m de hauteur montre sa silhouette en voile de navire au-dessus des immeubles. Ce projet confié à l’architecte Daniel Libeskind aura mis 15 ans à se concrétiser. Résultat : 250 appartements vendus en l’espace de quelques semaines. Plus loin, jaillit un vaisseau de verre signé Norman Foster, immeuble de bureaux sorti de terre il y a 15 ans.

Mais récemment, ce qui fait vibrer la capitale, c’est la reconstruction et la réouverture du palais Saski, pillé et dynamité par les Allemands en 1944 comme la plupart des monuments de la capitale. Au XVIIIe siècle, il hébergeait la cour royale de Saxe, à l’époque où les rois de Pologne étaient élus, âge d’or de la « Rzeczpospolita » – la république polonaise – avant que le pays ne soit partagé entre les grandes puissances pendant plus d’un siècle. Aujourd’hui, le cœur de Varsovie balance entre la nostalgie de l’avant-guerre et de l’avant-communisme, et le dynamisme d’une capitale où l’on ne cesse de créer des complexes ultra-modernes.

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