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22/06/2020 Comments (0) Views: 241 Autres, Environnement, Immobilier

Cracovie s’attaque à la pollution

La ville de Cracovie a récemment multiplié les initiatives pour réduire la pollution atmosphérique. Notamment en interdisant la consommation de charbon dans les maisons. Ce qui ne va pas sans mal…

Cracovie est une destination touristique très populaire en Pologne. Mais c’est également l’une des villes polonaises les plus polluées. À tel point qu’une vieille blague locale résume l’affaire : quand vous ouvrez une fenêtre à Cracovie, ce n’est pas pour aérer votre chambre, mais pour rafraîchir l’air extérieur. Deutsche Welle, un média en ligne allemand, a par exemple expliqué que respirer pendant un an à Cracovie équivalait à fumer 3.000 cigarettes.

Depuis l’an dernier, la municipalité a interdit à quiconque, sous peine d’amende, de brûler chez lui du bois ou du charbon – quand ce ne sont pas tout simplement des ordures – et même d’allumer un barbecue. Une première mesure qui devrait permettre d’assainir quelque peu la ville.

  • ©-krakow.travel
  • Krakow © krakow.travel
  • Krakow © krakow.travel

40.000 poêles en moins

Mais les choses ne sont pas si simples : la ville a une longue histoire liée au charbon. Une partie de cette pollution atmosphérique provient en effet de l’aciérie locale qui fonctionne encore au charbon. Mais les chauffages individuels, encore en majorité de vieux poêles, sont également responsables de cette pollution. En outre, Cracovie est installée dans un bassin peu venteux, ce qui freine la dispersion des rejets carbone. Enfin, alors que partout en Europe la consommation de charbon a diminué, la Pologne produit encore 86% du charbon européen. En 2018, 50 millions de tonnes ont été produites, ainsi que 59 millions de lignites, une variété particulièrement polluante. Mais la ville réagit. Ainsi, les ménages ont reçu une aide financière pour pouvoir passer au chauffage central, ce qui a entraîné la mise au rebut de 40.000 poêles ces dernières années. ; des drones contrôlent la qualité de l’air ; les policiers mesurent désormais la toxicité des gaz d’échappement…

Dans cette bataille difficile contre la pollution atmosphérique, on le voit : l’enjeu n’est pas qu’écologique, il est aussi économique et humain.

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