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05/09/2018 Comments (0) Views: 332 Architecture, Autres, Technologie

De la «smart city» vers la «shared city»

Connecter les habitants à leur espace urbain est une chose, connecter les habitants entre eux est plus délicat. Exit la «smart city»? L’enjeu d’aujourd’hui serait davantage de tendre vers une «shared city» en capitalisant sur l’entraide et la solidarité locale pour une meilleure qualité de vie.

À l’heure où les données sont au cœur de toutes les polémiques et font l’objet d’un encadrement renforcé, les habitants désirent plus que jamais se réapproprier l’espace public, faire entendre leur voix et s’investir dans les projets locaux. Aussi assiste-t-on actuellement à la naissance de concepts de villes inclusives et résilientes («shared city» ou «linking city») qui répondent à cette demande grandissante de lien social et d’avant-garde en conciliant l’innovation technologique, la bienveillance sociale, le principe de durabilité et le collaboratif local.

Un vrai tournant que confirme le baromètre belge 2018 du Smart City Institute liégeois. «Alors que, dans le Baromètre 2017, les villes belges rapprochaient davantage la Smart City à sa dimension technologique, une nuance semble se dégager dans le Baromètre 2018 puisque la gouvernance ressort comme le prérequis essentiel à la mise en place de la Smart City dans nos communes belges», indique le document.

Rendre les citoyens davantage impliqués dans la vie de leur commune et de leur quartier, c’est un des axes prioritaires sur lesquels planchent les communes. La démarche est encore très récente par rapport à cette vision où l’élu politique décide et le peuple suit, mais 44% des 121 communes belges interrogées par l’Institut affirment davantage miser sur la participation citoyenne et la gouvernance dans leurs projets smart, que la télécommunication, la digitalisation et l’innovation (40%).

Retisser du lien entre habitants, entre les générations, entre quartiers, avec la nature, l’emploi… Comment mettre en œuvre un projet qui a une telle ambition ? «La première étape est avant tout de se créer une identité autour d’une dimension structurante», affirme Antoine de Borman, directeur au Cepess, centre chargé de la prospective et de l’innovation au CDH, et promoteur du concept de ville reliante ou «linking city».

Donner une place centrale aux habitants

Cette ville reliante, l’architecte Vincent Callebaut tente déjà de la bâtir. Au Caire, ce Belge est en train de bâtir un îlot de 1.200 habitations recouvert d’une «canopée solaire», construit sur un centre de commerces et de bureaux, au cœur d’Héliopolis. Le but? «Quitter la ville monofonctionnelle dotée d’un centre historique, de quartiers d’affaires comme au quartier Nord à Bruxelles, et de quartiers dortoirs à l’extérieur, explique l’architecte. On veut une ville dense, multifonctionnelle, multiculturelle, qui crée du lien entre les fonctions et les différentes classes sociales d’un même quartier.»

Son compatriote Bruno de Veth (JDS Architects), lui, mise notamment sur «la cinquième façade» ou le toit d’immeuble servant de lieu de rencontre, de potager ou de terrain de sport. Comme dans le nouveau palais des Congrès à Charleroi, prévue pour 2020. Résultat: un bâtiment où il n’y a plus vraiment de frontière entre l’intérieur et l’extérieur et où le passant déambulant dans les espaces publics est invité à circuler.

  • Centre des Congrès Charleroi - CDC-JDS Architects
  • Centre des Congrès Charleroi - CDC-JDS Architects
  • Centre des Congrès Charleroi - CDC-JDS Architects
  • Centre des Congrès Charleroi - CDC-JDS Architects
  • Centre des Congrès Charleroi - CDC-JDS Architects

Ailleurs, Groningen a choisi de valoriser l’augmentation des déplacements cyclables ; Rennes fait le choix de la participation citoyenne ; Berlin articule son développement sur la valorisation de créations artistiques et culturelles. Ainsi, mieux que des «villes technologiques», les analystes prédisent davantage le développement de «villages en ville» dans les années à venir. Ces villages urbains dotés d’une identité propre sont susceptibles de favoriser un sentiment d’appartenance de ses habitants et usagers, et ainsi de développer des solidarités interpersonnelles.

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