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11/07/2019 Comments (0) Views: 29 Architecture, Environnement

Des algues pour réoxygéner la ville

Fabriquée par des Français, cette bio-façade va produire de l’oxygène et avaler le CO2 de la ville. Une idée simple et d’avenir.

Voilà un projet qui donne envie de bomber le torse de bon matin. Dans le cadre du grand projet « Réinventer Paris », le cabinet XTU Architects a dévoilé l’immeuble In Vivo. Un bâtiment totalement fou qu’il compte construire au cœur de Paris pour parer aux problèmes récurrents de pollution. Cet ensemble de tours plantureuses aux courbes hallucinantes en colle plein la vue. Et pour cause : nichés sur les Boulevards des Maréchaux, ces trois immeubles seront habillés d’une bio-façade active, cultivant des microalgues pour la recherche médicale.

Véritable bâtiment-laboratoire, In Vivo se composera de trois bâtiments favorisant les vues, les expositions, l’éclairage et la ventilation naturels, ainsi qu’une intégration urbaine optimale ; 13 000 m² de logements en accession, logements intermédiaires et résidence pour étudiants et jeunes chercheurs ; 1 200 m² de tiers-lieu ouvert à tous les publics ; 255 m² de café alternatif ; et plus de 2 000 m² de jardins et potagers, dédiés à toutes les formes de petite agriculture urbaine en loggias, sous serres ou à l’air libre en toiture.

  • © XTU INVIVO
  • © XTU INVIVO
  • © XTU INVIVO
  • © XTU INVIVO

La fabrique du vivant

Le projet In Vivo se veut un manifeste. Face aux impacts environnementaux et sanitaires d’une hyper-urbanisation galopante, les villes sont au cœur d’un enjeu majeur du XXIe siècle : intégrer le vivant dans le processus de construction, au service d’une société plus juste, durable et résiliente. « Cette façade de nouvelle génération permettra de cultiver, au sein de capteurs solaires biologiques (photobioréacteurs), des microalgues à haute valeur ajoutée pour la recherche médicale », explique la société dans un communiqué.

Autre atout : la micro-algue se nourrit de déchets comme les eaux usées du bâtiment et consomme le gaz carbonique émis par les chaudières tout en générant de l’oxygène. « Cette biofaçade productive permettra ainsi au bâtiment de valoriser la chaleur captée par les photobioréacteurs pour les eaux chaudes sanitaires et le chauffage », poursuit la société, diminuant ainsi ses consommations énergétiques sous le seuil des 48 kWh/m²/an du Plan Climat de Paris. Une idée simple, à implémenter dans toutes les métropoles.

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