MENU

L’Upsi a désigné son nouveau président : Stéphane Verbeeck

Le cloud va-t-il remplacer le bon vieux desk ?

20/04/2020 Comments (0) Views: 272 Architecture, Autres, Technologie

Imaginer les villes de demain avec des recettes d’hier

Des solutions millénaires permettent de mieux appréhender la biodiversité, la production de nourriture, la création de zones d’habitation, la prévention des inondations ou le traitement des eaux usées.

Dans le nord de l’Inde, la tribu Khasi façonne depuis des siècles des passerelles vivantes à partir de végétaux, en détournant des racines et des branches. Ces ponts végétaux permettent aux habitants de traverser les cours d’eau pendant la mousson, lorsque des pans entiers de la forêt sont submergés. A Kolkata, toujours en Inde, un marécage imaginé il y plusieurs centaines d’années par des fermiers bengalis permet – encore aujourd’hui – de purifier la moitié des eaux usées de la mégalopole.

Lo-TEK, design by Radical Indigenism, par Julia Watson, Taschen, 420 pages

Au Pérou, les Indiens Uros ont inventé il y a 700 ans des îles flottantes, construites à base de tortora, un jonc qui pousse dans la région. A l’origine, c’était pour échapper aux Incas. Aujourd’hui encore, des familles y vivent, sur le Lac Titicaca.

Et si les solutions à nos problèmes urbains de demain existaient déjà depuis avant-hier ? Julia Watson, une architecte environnementaliste australienne, a développé la théorie du Lo-TEK. A ne pas confondre avec lowtech : TEK est l’acronyme de « Traditional Ecological Knowledge.

Son credo ? Synthétiser la connaissance acquise au fil des siècles et prendre en compte des milliers d’années de génie humain, de connaissances et techniques accumulées par des générations de peuplades indigènes. Qui, au fil des siècles, ont permis de purifier des cours d’eau, de produire de la nourriture, d’éviter des inondations, de créer de nouvelles zones d’habitat, de capter les émissions de carbone, d’anticiper les changements climatiques ou d’accroître la biodiversité. Du Pérou à l’Afghanistan, en passant par l’Indonésie, le Kenya et l’Iran, les technologies indigènes, uniquement inspirées par la nature et les écosystèmes naturels, ont déjà par le passé résolu les défis auxquels sont confrontés celles et ceux qui imaginent nos villes de demain.

  • © Julia Watson - lo tek design
  • © Julia Watson - lo tek design

Vous avez dit « durable » ?

Son livre est dédié aux « sept prochaines générations ». Soit aux 150 prochaines années. C’est en effet de la sorte que réfléchissaient les communautés indigènes : les constructions et solutions étaient imaginées pour que leurs enfants et petits-enfants puissent encore en bénéficier à long terme, de manière durable.

Partagez cet article :

Tags: , , , , , , ,

Leave a Reply