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Musee d'Ixelles - Facade © B-architecten

Rénovation XXL pour le musée d’Ixelles

Mobility

24/02/2018 Comments (0) Views: 1542 Architecture, Mobilité

Jusqu’où interdire la voiture en ville?

Un peu partout dans le monde, architectes, urbanistes et collectivités locales commencent à réfléchir à un monde «post car» – «sans voiture». Pour des centres-villes «apaisés», repensés autour des piétons.

Une Journée sans voitures «permanente»… Ce n’est pas le dessein complotiste d’un bataillon de cyclistes quotidiens, mais un objet d’étude de plus en plus fréquent dans les cabinets d’architectes, les bureaux d’urbanisme et les administrations communales. Pour preuve, le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) vient d’investir l’équivalent de 1,5 million d’euros dans le projet «Post Car World», qui doit imaginer des centres-villes «apaisés», repensés autour des piétons, des vélos et où la voiture deviendrait un transport en commun. Même situation à Paris, où Forum Vies Mobiles, un think tank financé par la SNCF, vient de lancer «Post-Car Île-de-France», une étude pour une région parisienne sans voiture individuelle.

A l’origine de ces travaux, un même constat: dans la plupart des très grandes villes européennes, la voiture régresse. A Paris, depuis les années 2000, il y a un tassement de l’usage: actuellement, moins d’un ménage sur deux possède une voiture. Même constat chez nous, surtout auprès des générations entrantes, où la proportion de propriétaires continue de baisser, notamment sous l’impulsion des offres de free floating (véhicules en libre service et sans station) et de politiques environnementales de plus en plus restrictives. Depuis le 1er janvier, la Région bruxelloise est ainsi une zone basse émission: les véhicules les plus polluants y seront progressivement interdits de la circulation.

Transports partagés

Cette tendance suscite l’intérêt des pouvoirs publics mais aussi, bien sûr, des constructeurs automobiles. Le groupe américain Ford anticipe ainsi une ville du futur dont le centre ne sera plus accessible que par les transports en commun. Avec la généralisation de la conduite automatique, la voiture, quant à elle, sera devenue un moyen de transport collectif – et non plus individuel. Accessible par abonnement, au même titre que les bus, métros et autres tramways.

Tous militent donc pour des centres-villes «apaisés», car repensés, d’ici à dix, vingt ou trente ans, autour des piétons (trottoirs élargis, carrefours sécurisés…), des cyclistes (feux de circulation réglés sur la vitesse des vélos, possibilité de ne pas marquer les stops…) ou des transports en commun. L’Institut Momentum, à Paris, va encore plus loin et imagine une ville redimensionnée en zones autonomes pour l’énergie et l’alimentation, et reliées entre elles par des autoroutes ferroviaires et cyclables. «Au sein de ces zones, on se déplacerait à pied, à vélo, sur des microlignes de train ou à l’aide de véhicules motorisés partagés», détaille Agnès Sinaï, fondatrice de l’institut. Tout un programme.

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