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03/04/2020 Comments (0) Views: 309 Architecture, Autres, Immobilier, Technologie

Le bois va-t-il casser les codes de l’immobilier ?

La Gare Maritime à Tour & Taxis, le quartier Erasmus Garden à Anderlecht ou encore la résidence étudiante Woodskot… Des promoteurs immobiliers se lancent désormais dans la construction de grands immeubles en bois. Une nouveauté qui pourrait bouleverser les habitudes de tout un secteur.

55 mètres de hauteur, 17 étages, 98 logements. Après la tour Hypérion, construite par Eiffage, et Silva, une seconde tour qui va sortir de terre à Bordeaux l’an prochain, c’est au tour de Google de construire des gratte-ciels en bois massif. En effet, Sidewalk Labs, la branche architecture et urbanisme de la société mère de Google, Alphabet, a récemment dévoilé une maquette numérique de ce qui serait le plus haut bâtiment en bois massif du monde, atteignant 35 étages. Un projet de prestige sur lequel Google travaille depuis un an.

L’enjeu ? Innover, certes, mais surtout réduire l’empreinte carbone des nouvelles constructions. Le défi est de taille : en effet, plus de 40% des émissions de CO2 proviennent des secteurs de la construction et de l’immobilier. Or s’il a longtemps été remisé au profit du béton, le bois représente aujourd’hui une réelle alternative. Il rend la construction d’un bâtiment plus durable, puisque c’est le seul matériau absorbant le CO2.

  • Hyperion - Eiffage - Bordeaux
  • Hyperion - Eiffage - Bordeaux

Vers une ville durable

Si la construction en bois connaît un certain regain d’intérêt, elle dépasse désormais le cadre de la maison individuelle. De plus en plus de promoteurs et de pouvoirs publics entendent développer des projets d’envergure – dont principalement des immeubles verticaux – et de faire du bois la nouvelle tête de pont de leurs développements. Début février, le gouvernement français a ainsi présenté un plan en faveur d’une « ville durable ». D’ici 2022, 50% des nouveaux bâtiments construits dans le périmètre des grands projets d’aménagement pilotés par le ministère du Logement – comme Paris-Saclay, Euroméditerrannée à Marseille, Euratlantique à Bordeaux, etc. – devront intégrer du bois ou des matériaux biosourcés.

Un exemple à suivre ? En Belgique, des acteurs tels que Befimmo, Cofinimmo ou Ion s’intéressent à la question. Le groupe industriel belge CFE et BPI Real Estate ont, quant à eux, décidé d’allier leurs forces au sein d’une nouvelle entité, Wood Shapers, dédiée à la conception et à la construction durable en bois et matériaux préfabriqués. Au rang de ces nouvelles réalisations écosourcées : l’ancienne gare maritime bruxelloise, sur le site de Tours & Taxis. Au programme : 53.000 m² de structures bois pour des bureaux et un centre commercial, 6.000 m² de Cross Laminated Timber (CLT)* et 3.000 m² de laminés collés. Le chantier dans ce bâtiment plus que centenaire deviendra « une ville dans la ville ». Il devrait se clôturer en 2020.

*bois massif lamellés-croisés

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