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Redonner une place centrale à la marche pour mieux...

Au Luxembourg, misez sur le bureau

05/02/2019 Comments (0) Views: 110 Immobilier

Le « coliving » : la vie communautaire 3.0

À Bruxelles, le nombre de propriétaires qui occupent leur logement est en nette diminution. Une situation qui oblige le marché locatif à se réinventer. De nouveaux concepts émergent. Et parmi ceux-ci, celui du « coliving ». Une sorte de colocation 3.0. Décryptage.

Une dizaine de chambres, un grand salon, un beau jardin, des espaces de détente, une salle de sport et des services « all in » tout azimuts (Internet, livraison du petit déjeuner, charges, ménages, assurances, etc.). Dans cet îlot de grâce, à Bruxelles, la vie en communauté s’est formée via une application. Une chambre se libère ? Chacun peut choisir son futur voisin ou sa future voisine. Comme sur Tinder… L’économie du XXIe siècle sera celle du partage et des nouvelles technologies. Les bureaux en bénéficient déjà : avec le coworking, les espaces et les compétences se mutualisent. Il était donc logique, qu’à un moment, le logement s’inspire de ce mouvement.

Le logement partagé a vu le jour depuis plusieurs décennies aux États-Unis et en Angleterre et s’est largement démocratisé depuis. Ce n’est pas un hasard si la colocation séduit de plus en plus d’utilisateurs quels que soient leur âge et leur catégorie sociale. Elle répond effectivement à un besoin de se loger dans les grandes agglomérations où l’offre est rare et les prix de l’immobilier élevés. Les citadins, les étudiants ou jeunes actifs ont de plus en plus de difficultés à se loger convenablement au regard des prix du marché et de la pression foncière en milieu urbain. Le « coliving » est en partie une réponse à ce problème de logements qui touche les générations Y et Z en proposant une nouvelle forme de cohabitation des chambres privatives souvent réduites et des espaces partagés plus vastes.

Une nouvelle forme de colocation ?

Sans être une rupture majeure, le coliving s’apparente à un modèle hybride entre la colocation traditionnelle, l’hôtellerie urbaine et les résidences services. Dans la continuité de la colocation, le coliving est arrivé dans ce contexte où les locataires rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver des baux en colocation. Le coliving apporte une réponse à la fois réglementaire et d’usage à cette situation encadrant davantage le « share home ». En effet, le coliving acte de façon très claire les espaces communs et les espaces privatifs, là où un bail en colocation rend solidaires les différents colocataires face à leur bailleur sans distinguer le privatif du commun.

L’autre petit changement est qu’avec les offres qui se développent, l’idée est d’apporter une logique de services complémentaires. Dans le cadre du coliving, chaque utilisateur règle sa chambre sur le modèle hôtelier. On loue un « pack all-in », c’est-à-dire une prestation globale d’hébergement, avec le volet de convivialité en plus. Nous ne sommes plus dans le cadre de la location classique mais dans celui d’une nouvelle forme d’hébergement. « Le profil classique des colivers, ce sont des gens âgés de 25 à 40 ans en phase de transition et qui vont rester de six mois à deux ans, détaille Youri Dauber, co-fondateur de Cohabs, un des trois principaux acteurs bruxellois dans ce secteur, avec Colive et Ikoab. Ainsi, génération millenium cohabite parfaitement avec d’autres classes d’âge. » Aussi, dans un univers de taux bas et d’abondance de liquidités, les investisseurs s’intéressent également à ce produit alternatif qui permet d’obtenir de meilleur rendement que les actifs immobiliers classiques.

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