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Des Urban Lifestyle Points pour faire vivre la ville

28/09/2018 Comments (0) Views: 230 Energie, Environnement, Immobilier

Planter un arbre en ville remplace 5 climatiseurs

En pleine canicule, les températures dans les centre-villes peuvent être de 12 degrés plus chaudes que leur périphérie. Mais plutôt que de brancher la clim’, la solution se trouve peut-être sous un chêne.

Les climatiseurs ne refroidissent pas la planète, ils la réchauffent. Dans un rapport choc intitulé « Le Futur du refroidissement », l’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en garde : partout dans le monde, la demande de froid explose. L’air conditionné met déjà sous pression le réseau de nombreux pays. Ces besoins vont tripler d’ici 2050, alerte l’AIE. Dans les trente prochaines années, dix climatiseurs seront vendus chaque seconde dans le monde. À ce rythme, 5,6 milliards de clims équiperont logements, entreprises et services publics, contre 1,6 milliard aujourd’hui. Cette évolution exigera des quantités d’électricité impossibles à fournir aujourd’hui et pourrait conduire à plus de production électrique à partir de charbon ou de gaz. Avec des effets catastrophiques sur le réchauffement climatique.

Aujourd’hui sur la planète, un cinquième du courant arrivant dans les bâtiments sert déjà à faire tourner la clim ou des ventilateurs. En Europe, environ un logement sur dix est maintenant équipé de l’air conditionné, contre neuf sur dix aux États-Unis ou au Japon. Le phénomène est amplifié mais aussi aggravé par l’accélération de l’urbanisation. En rejetant l’air chaud vers l’extérieur, les climatiseurs font grimper la température d’au moins 1° à 12°C dans les centres-villes les plus équipés. L’on aboutit donc à un cercle vicieux: plus on rafraîchit l’intérieur des bâtiments, plus on contribue au réchauffement climatique.

Re-végétaliser les villes

Une manière d’éviter cette « crise de la clim » serait évidemment de faire l’impasse sur ces appareils de réfrigération, en popularisant les bâtiments à haute performance énergétique utilisant les dernières techniques de circulation d’air naturelle et de matériaux légers. Mais la meilleure solution se trouve peut-être sous le feuillage d’un chêne ou d’un peuplier. Car les plantes contribuent à rafraîchir l’atmosphère par «évapotranspiration», phénomène combinant l’évaporation directe de l’eau du sol et la transpiration des végétaux. Selon l’Agence pour l’Environnement française (ADEME), un arbre mature peut évaporer jusqu’à 450 litres d’eau. Soit l’équivalent de cinq climatiseurs qui tourneraient pendant vingt heures. L’ADEME souligne que les arbres sont doublement bénéfiques, car ils permettent également de créer de l’ombrage et de limiter la réverbération du rayonnement solaire sur les murs des bâtiments et la chaussée.

En Europe, l’effet de l’évapotranspiration sur les îlots de chaleur a été calculé par la ville de Lyon, victime fréquente des canicules estivales. La métropole du Rhône a lancé plusieurs mesures test pour lutter contre les îlots de chaleur, notamment en plantant 3.000 arbres par an d’essences provençales, moins gourmandes en eau. Des capteurs ont été installés dans le quartier de la Part-Dieu et ont enregistré 20 degrés de moins sur les surfaces au sol, avec une chute de la température ressentie d’1 à 2 degrés. Sur les axes végétalisés (par de la pelouse sous les voies de tram ou les ronds-points par exemple), les ingénieurs ont constaté une baisse de 10 degrés à l’ombre. Alors, on débranche la clim’ ?

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