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Bruxelles en scooter partagé

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Forest City, la ville sortie des eaux

Forest City, la ville sortie des eaux

70 % d’urbains en 2050

23/12/2016 Comments (0) Autres, Environnement, Immobilier

70 % d’urbains en 2050

Pour la troisième fois de leur histoire, les Nations unies ont organisé une conférence internationale sur la croissance des villes, Habitat III, du 17 au 20 octobre. Poussée migratoire, densification des transports, pression foncière… Aussi importante que la COP 21 sur le thème du développement urbain durable, Habitat III accouchait, à Quito, d’un Nouvel agenda urbain pour les vingt années à venir. Quels en sont les priorités?

Plus que jamais, ce document vise à rendre les villes plus inclusives, plus résilientes, plus sûres et durables. «Si vous négligez le facteur humain, la ville devient un endroit laid», a martelé Joan Clos, directeur exécutif de l’ONU-Habitat. L’ancien maire de Barcelone a pointé cette urgence tout en dressant un tableau inquiétant de l’urbanisation depuis ces vingt dernières années. Facteur fondamental, selon lui, l’«urbanisation s’accélère» et elle «perd en qualité».

En effet, plus de 50 % de la population mondiale vit désormais dans les villes et en 2050, on estime qu’il y aura 6,7 milliards d’urbains, soit plus des deux tiers de la population mondiale. En Europe, le chiffre atteint déjà 77 %. Dans le détail, quelque 12 % de la population mondiale habitent aujourd’hui dans 28 villes, 140 villes concentrent 44 % du PIB en Europe et à l’horizon 2030, 750 villes porteront 60 % du PIB mondial. En même temps, entre 15 % et 30 % des habitants des grandes villes du Sud vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour. Les villes de l’OCDE connaissent aussi une ségrégation spatiale très forte, qui freine notamment les chances de réussite des enfants issus des quartiers les plus pauvres.

Dans toutes les métropoles du monde, au nord comme au sud, la lutte contre les inégalités reste le défi majeur. Les villes attirent et créent de la richesse et de la croissance. Trop souvent, elles génèrent aussi de l’exclusion sociale, économique et spatiale. Pour l’ancien maire de Barcelone et actuel directeur de ONU-Habitat, cette situation n’est pas tenable. «Quand on parle de ville du futur, on met beaucoup l’accent sur les nouvelles technologies, qui toutefois ne sont pas si centrales et n’ont pas besoin d’être encouragées. En revanche, il est essentiel de placer l’humain et l’inclusion au cœur de l’innovation urbaine», explique-t-il dans une interview accordée au journal économique La Tribune.

Considérer que la ville serait intelligente, sans impliquer les citoyens, conduit à une impasse. Plus que les «smart cities», l’ONU prône donc le modèle des «Linking cities», davantage axé sur la «qualité de vie», le lien social et l’habitat plutôt que le data. «Dans les pays développés, il sera essentiel de contenir la nouvelle émergence des inégalités, d’assurer que les villes restent accessibles, mais aussi d’adapter les milieux urbains au vieillissement de la population et aux menaces du changement climatique», poursuit Joan Clos. La participation citoyenne dans la prise de décision et dans l’action étant pour cela un atout majeur.

© www.un.org
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