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13/11/2018 Comments (0) Architecture, Immobilier, Mobilité

À Marseille, les étudiants vivront dans une éco-résidence en bois

Qui a dit qu’une cité universitaire devait être minuscule, insalubre et glauque ? Dans le quartier Baille, à Marseille, trois tours de huit étages font de la résidence universitaire Lucien Cornil l’une des plus grandes constructions en bois de France. Plus zen la vie.

Un immeuble de grande hauteur en bois relevait, il n’y a pas si longtemps, du domaine de la recherche. Or, depuis trois ou quatre ans, les réalisations de bâtiments de six à vingt étages, voire plus, se multiplient. C’est notamment le cas dans le quartier Baille, à Marseille : trois tours de huit étages font de la résidence universitaire Lucien Cornil l’une des plus grandes constructions en bois de France. Avec tous les avantages de ce matériau : un impact limité sur l’environnement et de belles performances thermiques.

« Nous avions d’emblée opté pour une solution bois car elle présente des avantages en termes de délais – entre 20 et 30% inférieurs à l’option béton », raconte Philippe Cervantes, architecte associé d’A+ Architecture. L’absence de matériels lourds (hormis la grue à tour), et donc de nuisances sonores, était en effet l’un des éléments clés pour réussir ce projet situé dans un quartier particulièrement dense. Et de souligner : « Côté résistance au feu, les pompiers aiment le bois car il se consume plus lentement que l’acier et les matériaux issus de la pétrochimie. »

Le bâtiment de 22 m de haut et d’une surface de près de 5.600 m² de plancher, se compose d’une structure en épicéa lamellé-collé et panneaux CLT (Cross-Laminated Timber : panneaux de bois lamellé-croisé), de murs à ossature bois avec menuiseries PVC et volets roulants intégrés en atelier. Seules les fondations, les cages d’escalier et les gaines d’ascenseurs ont été réalisées en béton.

200 studios à loyer modéré

L’endroit a été pensé par A+ Architecture comme un lieu où les étudiants pourront se ressourcer : des espaces partagés, des halls volumineux, une cour intérieure végétalisée, ainsi qu’une déco bois intérieure qui offre un aspect naturel, renforcé par les façades perforées et ajourées où filtrent le vent aux effluves boisées et la lumière du jour. Tout concorde à faire un lieu intime et relaxant pour ses résidents.

Lancé à l’été 2017 à la demande du Crous Aix-Marseille, le chantier a été achevé cet été. Ce sont donc 200 studios de 16,5 m² et 27 m², proposés pour 138 à 450 euros de loyer. Pour le Crous, l’opération est l’aboutissement d’un projet qui a mis huit ans à arriver à maturité. « C’est l’exemple d’optimisation d’un foncier. La résidence universitaire occupe en effet l’emprise d’un restaurant universitaire abrité dans un bâtiment imposant de 2.000 m2. Désaffecté depuis vingt ans, il était devenu une charge. Après avoir réfléchi à le restructurer, nous avons décidé de procéder à son désamiantage, puis d’utiliser l’emprise foncière ainsi libérée en respectant le plan local d’urbanisme », raconte Pierre Richter, directeur général du Crous Aix-Marseille-Provence. N’empêche : bilan carbone contrôlé, loyers modérés et ambiance zen, on aurait presque envie de reprendre ses études.

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