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Une première ferme aquaponique à Bruxelles

07/07/2018 Comments (0) Énergie, Environnement, Technologie

Dépolluer l’air grâce à des immeubles d’algues

Mieux respirer grâce à des bio-façades? Pari relevé par la ville de Hangzhou, première à construire des tours qui vont à la fois produire de l’oxygène et avaler du CO2.

Alors que les métropoles chinoises connaissent régulièrement des épisodes d’«airpocalyspe» qui les noient dans de denses brouillards imprégnés de microparticules toxiques, la ville de Hangzhou s’apprête à accueillir un des premiers projets d’architecture régénérative. En l’occurrence, quatre tours de verre torsadées capables de produire de l’oxygène en même temps qu’elles aspirent du CO2.

Au cœur de cette révolution: des bio-façades en algues, fabriquées par les Français du cabinet XTU Architects. Le grand amour de l’architecte Anouk Legendre a un nom impossible: Haematococcus pluvialis. Une microalgue capable de passer du vert clair au vermillon lorsque son environnement devient hostile. Cette molécule est aussi un puissant antioxydant, déjà très prisé des laboratoires pharmaceutiques. Cultivée dans une sorte d’usine plate et verticale, faite d’étroits aquariums, elle pourrait, d’ici peu, prospérer sur des immeubles et… dépolluer les villes.

Or vert

«Allongés» au soleil, ces végétaux microscopiques peuvent à la fois réduire la consommation énergétique du bâtiment, transformer le CO2 en oxygène et produire des molécules complexes comme les protéines ou de la spiruline comestible. «Nos bio-façades, ce sont des sortes de champs verticaux, illustre Anouk Legendre, éco-architecte au cabinet XTU. Entre deux parois de verre, on ‘cultive’ des micro-algues, qui ont la vertu d’être isolantes, de produire du frais quand il fait chaud et inversement. L’ensemble forme un circuit clos, à l’abri de toute contamination, qui profite en outre de la chaleur du bâtiment et demande donc peu d’énergie pour sa régulation thermique.»

Science-fiction chinoise? Après sept ans de R&D, le cabinet XTU est devenu une référence mondiale dans le domaine. Récemment, le cabinet a remporté un projet résidentiel de 1.000 m² pour le concours «Réinventer Paris». Deux fois brevetée, labellisée par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, sa bio-façade ornera donc l’un des bâtiments de l’ensemble In Vivo, imaginé pour Paris Rive gauche. «Avant Hangzhou, ce sera le premier bâtiment résidentiel au monde construit avec ce procédé», explique Anouk Legendre. Reste que pour l’heure, la façade coûte (très) cher: 2.500 euros par mètre carré, en incluant l’ouvrage hydraulique. Après l’or noir, voici donc l’or vert. Avec un nom impossible: Haematococcus pluvialis.

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