La résilience urbaine répond à 3 tendances mondiales : le changement climatique, l’urbanisation et la mondialisation. Le contexte actuel nous oblige à repenser nos habitudes. Pour répondre à ces défis, de grandes villes, comme Barcelone, s’engagent envers leurs citoyens, surtout les plus vulnérables.

© Raimond Klavins – Barcelona resilience
Climat, pandémies, démographie… nos métropoles sont soumises à d’intenses pressions. La résilience urbaine est la capacité d’une ville à s’adapter à ces bouleversements classés en deux grandes catégories : stress chroniques et chocs aigus. Les « chocs aigus » sont des événements imprévisibles et intenses (tremblements de terre, attaques terroristes…), dont l’impact est démultiplié par les « stress chroniques » (chômage, transports publics dysfonctionnels…).
Barcelone plus juste, plus verte et plus efficace
Dans un pays aussi décentralisé que l’Espagne, les gouvernements locaux et les grandes villes, jouissent d’une grande autonomie, mais se retrouvent aussi souvent en première ligne pour répondre aux crises et aux besoins des citoyens. Depuis 2009, la capitale catalane a compris que les villes sont des systèmes complexes, aux composantes interconnectées. La résilience urbaine exige donc des solutions intégrées, inclusives, responsables et tournées vers l’avenir.

© Kaspars Upmanis – Barcelona
Barcelone collabore avec ONU-Habitat dans la mise en œuvre d’actions de ce type, tant sur son territoire qu’à l’étranger. Pour Emilia Saiz, Barcelonaise et Secrétaire Générale de CGLU (Cités et Gouvernements Unis), la plus grande organisation mondiale regroupant villes et gouvernements locaux et régionaux, « la gouvernance et la résilience sont deux concepts qui doivent être abordés de façon intégrée afin de construire des villes durables ».
Trois axes prioritaires
La capitale de la Catalogne a donc développé une stratégie de développement durable et inclusif. Ses investissements publics se font selon trois axes prioritaires : le droit au logement et aux services de base, le développement des espaces publics (accessibilité, santé, usages et cohésion sociale) et le vieillissement de la population (les seniors urbains sont économiquement les plus vulnérables).
Ce travail de transformation est essentiel au passage d’une culture urbaine réactive à une culture proactive. L’exemple de Barcelone doit inspirer d’autres grandes villes à s’engager sur le chemin de la résilience, en maximisant les investissements et en réduisant l’impact des chocs et des stress sur leurs habitants.
Tags: climat, mondialisation, Résilience urbaine, urbanisation