MENU

À Marseille, les étudiants vivront dans une éco-résidence en...

Pourquoi demain la voiture sera une extension de votre...

13/11/2018 Comments (0) Architecture, Technologie

Quel effet ont les smart cities sur la vie de leurs habitants ?

Après une décennie d’essais et d’erreurs, il était temps de faire le bilan. C’est chose faite, avec le volumineux rapport des experts du McKinsey Global Institute. Verdict : les smart cities améliorent la vie quotidienne. La preuve en 50 villes.

Qu’il s’agisse des transports, de l’habitat, d’énergie, de santé, de sécurité ou de la qualité des liens entre habitants et instances de gouvernance, la contribution des technologies numériques améliore la vie des citadins. C’est le résultat, après 10 ans de recherches, du rapport « Smart Cities : digital solution for a more livable future » (« Villes intelligentes : des solutions digitales pour un avenir plus supportable », NDLR) publié par le McKinsey Global Institute. Soit 152 pages d’expertise de haut niveau pour savoir si, oui ou non, les smart cities peuvent tenir leurs promesses.

Couvrant 50 villes internationales, l’étude observe comment les villes du monde entier utilisent la technologie pour améliorer la qualité de vie, y compris la santé, la sécurité, la mobilité, le développement économique et le logement. D’après McKinsey, trois facteurs rentrent en ligne de compte pour qualifier une ville intelligente. Tout d’abord vient la base technologique, qui comprend une masse critique de smartphones et de capteurs connectés à des réseaux de communication à haut débit. Le second facteur consiste en des applications spécifiques, telles que la traduction de données brutes en alertes, qui permettent de résoudre les problèmes des citadins, de relier intelligemment les données de la ville et les besoins de ses occupants. La troisième couche, enfin, n’a rien de technologique : c’est l’« huile sociale » dans les rouages numériques – accompagnement des autorités, adaptabilité des législateurs et implication du secteur privé pour garantir un haut niveau d’usage de la deuxième couche.

Réduire l’impact des maladies

Pour cerner l’impact réel des smart cities sur la vie de leurs résidents, le cabinet McKinsey a systématiquement cherché à mesurer l’étendue et la qualité de ces trois couches. Résultat ? Les experts de McKinsey affirment qu’en moyenne, les smart cities peuvent réduire de 8 à 10 % le nombre d’accidents, accélérer la réponse des services d’urgence de 20 à 35 %, réduire le temps de trajet de 15 à 20 %, réduire l’impact des maladies sur l’économie de 8 à 15 %, réduire de 30 % le nombre de crimes et délits, ou encore faire baisser le niveau des émissions de gaz à effet de serre de 10 à 15%. De manière générale, 70 % des objectifs de développement durable définis par les Nations Unies pourraient bénéficier de l’influence positive des smart cities.

Mais les experts du McKinsey Global Institute sont formels : le succès repose, aussi, sur la capacité des villes à adapter le bâti ancien et les infrastructures existantes aux besoins de ses habitants connectés. Les experts citent, à ce titre, Séoul, qui a ré-alloué de nombreuses voies de circulation aux seuls piétons et cyclistes, et mis en place une réglementation limitant strictement le nombre de parkings dans le résidentiel neuf. Autre exemple : à Singapour, la « Building and Construction Authority » a ouvert un portail en ligne qui mesure en continu les usages énergétiques de 30 bâtiments. Des algorithmes d’apprentissage automatique analysent ces données pour alerter les gestionnaires d’éventuels gaspillages et proposent des actions correctives. Dans d’autres villes, les immeubles sont reliés en « micro-réseaux » d’énergie, plus résilients, moins gourmands. Citons enfin

« NEOM», un écosystème urbain en train de sortir du désert en Arabie Saoudite, dont les immeubles fortement automatisés puiseront leurs besoins énergétiques dans l’énergie solaire et éolienne. L’intelligence des villes, pour améliorer la vie des habitants, commence par son bâti.

Partagez cet article :

Tags: , ,

Leave a Reply