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© Daryan Shamkhali

05/10/2022 Comments (0) Architecture, Autres, Culture, Immobilier

Comment les quartiers à usage mixte peuvent réduire les taux de criminalité

Les quartiers à usage mixte sont préconisés pour lutter contre l’abandon des centres-ville. Mais, le mélange logements, entreprises, commerces et lieux détente et de loisirs joue également un rôle important contre la criminalité qui frappe surtout les quartiers en déshérence.

Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’habitants dans les centres urbains au niveau mondial, on assiste à une désaffection de beaucoup de centres-ville européens. Le covid-19 et ses conséquences ont exacerbé la crainte des urbains de se retrouver tôt ou tard reconfinés dans des appartements exigus, amplifiant leur exode.  

Pour enrayer le processus, c’est tout le développement urbain qu’il faut repenser. En effet, l’attractivité d’un centre-ville se mesure à sa diversité : commerces, restaurants, logements, lieux culturels, espaces verts… accessibles à pied, à vélo ou en transports publics. C’est ce que l’on appelle « l’usage mixte ».

© Craig Mc Lachlan

© Craig Mc Lachlan

Quartier animé, quartier sécurisé

De plus, les quartiers à usage mixte renforcent les liens sociaux et diminuent l’insécurité (réelle ou ressentie) qui constitue justement l’un des motifs de ce déclin. 

Déjà, en 1961, dans The Death and Life of Great American Cities, Jane Jacobs plaidait pour des quartiers à taille humaine dont la sécurité serait garantie par la vigilance des habitants. Une idée reprise dans les années 70 par Oscar Newman et son concept d’espace défendable.

Une étude de l’University of Pennsylvania Law Review, montre ainsi que les quartiers animés à toute heure du jour sont bien plus sûrs que les autres. La mixité d’usage est donc clairement un aspect majeur de la qualité de vie en milieu urbain. 

La planification urbaine à la rescousse des centres-ville

Selon le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture), un service interministériel français, « derrière la question de la sécurité, se profile celle de la qualité de vie ». Cette dernière dépend du confort, propreté, espaces verts… mais aussi de la sécurité. Toutes choses relevant d’une planification urbaine bien pensée.

En 2018, Bruxelles et quatre autres villes (Barcelone, Medellín, Montréal et Séoul) ont lancé le projet Rethinking the future of metropolitan public space, afin de réinventer la ville et la rendre plus agréable, inclusive, résiliente et durable. Son final rapport final est attendu dans les prochains mois. 

Mais ce qui est d’ores et déjà certain pour les villes participantes, c’est que les espaces publics sont les piliers de nos communautés. De leur vitalité dépendent notre bien-être, notre équilibre social et, par conséquent, l’avenir de nos métropoles.

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