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Biennale di venezia

19/11/2022 Comments (0) Architecture, Autres, Environnement, Immobilier, Technologie

La Biennale de Venise 2023, avec l’Afrique comme laboratoire du futur

Inspirée par le travail de Lesley Lokko, architecte d’origine ghanéenne, cette 18e Biennale architecturale de Venise mettra l’Afrique à l’honneur, continent à l’avant-garde de l’urbanisation, mais également confronté aux changements climatiques et aux inégalités.

L’édition 2023 saluera le continent africain, en tant que « protagoniste du futur » et aura une femme d’origine africaine à sa tête : Lesley Lokko. Ce choix d’enfin braquer les projecteurs de la Biennale constitue une évidence, car : «s’il y a un endroit sur cette planète où toutes ces questions d’équité, de race, d’espoir et de peur convergent et se rejoignent, c’est l’Afrique», a déclaré Mme Loko.

Lesley Lokko © Murdo Macleod

Lesley Lokko © Murdo Macleod

Le président de La Biennale de Venise, Roberto Cicutto, se réjouit de la désignation de Lesley Lokko et de la reconnaissance du continent comme protagoniste du futur. «Laboratoire du Futur fait référence à la fois à la Biennale, elle-même, mais aussi à l’Afrique, un continent à l’avant-garde de l’urbanisation et de la croissance mondiales, mais également confrontée à de graves difficultés climatiques et sociales», déclare Roberto Cicutto.

La Biennale d’architecture de Venise est l’une des plus importantes plateformes d’architecture et d’urbanisme au monde. Sa 18e édition se déroulera du 20 mai au 26 novembre 2023 dans les Giardini, à l’Arsenale et dans divers sites de la cité des Doges. 

Intitulée : Le Laboratoire du Futur, elle présentera, comme d’habitude, les participations nationales, ainsi qu’une sélection d’évènements collatéraux organisés par des institutions internationales. Inspirée par le travail de Lesley Lokko, l’évènement sera aussi l’occasion de donner de nouvelles définitions aux concepts de futur et de laboratoire.

Décolonisation et décarbonation

Les expositions centrées sur l’Afrique mettront l’accent sur le double impératif de la «décolonisation et de la décarbonisation». «En Europe, nous parlons de minorités et de diversité, mais la vérité est que les minorités de l’Occident constituent en fait la majorité mondiale», dit Mme Lokko. 

Lesley Lokko est une architecte ghanéo-écossaise qui fait carrière dans le monde entier. C’est aussi une romancière prolifique qui a fondé FOLIO, revue d’architecture africaine contemporaine, dont elle est rédactrice en chef. Elle est également la fondatrice de la Graduate School of Architecture de Johannesburg en Afrique du Sud (2015) et de l’African Futures Institute (2021), à la fois école d’architecture de troisième cycle, centre de recherche et de programmes publics, à Accra (Ghana). 

La diversité est notre norme

Pour Mme Lokko, sa double appartenance africaine et européenne lui permet de «voir simultanément le proche et le lointain, c’est aussi, une forme de double conscience qui permet de réaliser que la diversité est notre norme. À un niveau anthropologique, nous sommes tous africains. Et ce qui se passe en Afrique nous arrive à tous».

Une grande partie du travail de Lokko questionne les concepts de culture, d’espace et de race, en plaçant l’architecture dans un contexte social et politique qui n’est pas souvent pris en compte par la profession. «Pourtant, les questions de décolonisation et de décarbonation sont vraiment des cadeaux faits à l’architecture», considère-t-elle. «Et c’est ainsi que je voudrais que cette exposition soit perçue : comme un cadeau».

Pour elle, les nouvelles technologies qui apparaissent et disparaissent sans cesse nous donnent des aperçus non filtrés de la vie dans des régions du monde que nous ne visiterons probablement jamais, et que nous comprendrons encore moins. 

«Nous envisageons notre exposition comme une sorte d’atelier, un laboratoire où les architectes et les praticiens d’un champ élargi de disciplines créatives tirent des exemples de leurs pratiques contemporaines qui tracent un chemin que le public – participants et visiteurs- peut suivre, en imaginant par lui-même ce que l’avenir peut nous réserver, à tous », conclut- elle.

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