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04/05/2022 Comments (0) Architecture, Autres, Immobilier, Technologie

La bio-ingéniérie au service d’une architecture durable

Les progrès de la biotechnologie ouvrent d’étonnantes perspectives en matière de matériaux, susceptibles de modifier fondamentalement le lien entre l’environnement bâti et le monde naturel.

Les développements immobiliers et les matériaux consommés représentent 11 % des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur peut contribuer à freiner le changement climatique dans les années à venir, à condition de modifier ses pratiques et les ressources utilisées. De nouveaux matériaux, plus durables, font d’ailleurs l’objet de récents développements dans le domaine de la bio-ingénierie. 

Vers un nouveau type d’architecture

À l’université de Boulder (Colorado, USA), le Living Materials Laboratory a étudié un nouveau matériau de construction sans ciment qui, contrairement au béton, est entièrement recyclable. L’équipe a utilisé des micro-organismes verts semblables aux algues qui utilisent le CO₂ et la lumière du soleil pour se développer. En exploitant la croissance exponentielle des bactéries, les chercheurs ont ainsi fait « pousser » des blocs de construction. 

Le mycélium est une autre piste prometteuse pour la construction. Les matériaux qui en sont dérivés ont de bonnes propriétés d’isolation, sont ignifuges et ne produisent pas de gaz toxiques. 

En exploitant la croissance exponentielle des bactéries, les chercheurs ont fait « pousser » des micro-organismes verts semblables aux algues qui utilisent le CO2 et la lumière du soleil pour se développer.

Privilégier des produits organiques

De nombreux travaux de recherche visent à trouver des alternatives au béton traditionnel. En Grande-Bretagne, des chercheurs ont mis au point un béton auto-cicatrisant, en utilisant une enzyme qui permet de colmater des fissures millimétriques et de prévenir d’autres dommages au matériau.

Dans plusieurs pays, des architectes, des concepteurs et des ingénieurs mènent actuellement des recherches sur la production de matériaux d’ingénierie vivants qui métaboliseraient leurs déchets, contribueraient à réduire la pollution, rendraient les processus de construction plus efficaces et produiraient même de l’énergie. 

On le voit, même si la plupart de ces projets sont encore au stade de l’expérimentation, ces pistes permettent d’imaginer un secteur de la construction qui pourra contribuer efficacement à la décarbonation et à l’atténuation du changement climatique,  s’inscrivant ainsi pleinement dans les objectifs climatiques et environnementaux du Pacte Vert européen.

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