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Ce à quoi aurait pu ressembler Bruxelles

3 innovations qui bouleverseront bientôt l’immobilier

13/07/2018 Comments (0) Views: 297 Architecture, Environnement, Technologie

Une première ferme aquaponique à Bruxelles

L’agriculture devient high-tech mais aussi urbaine. Alors que des fermes urbaines testent la culture maraîchère bio et sans pesticides dans les parkings, tunnels et conteneurs, Bruxelles vient d’ouvrir sa première ferme aquaponique sur les toits du Foodmet, la nouvelle halle alimentaire créée sur le site des anciens abattoirs de Cureghem à Anderlecht. Une première, qui pourrait rapidement s’étendre à d’autres communes.

D’un côté, 2.000 m² de serres intégrées au bâtiment. De l’autre côté, un jardin, un restaurant et une terrasse qui s’étendent sur la même superficie. Objectif: coupler un élevage de poissons et la production de fruits, légumes et herbes (30 à 40 tonnes annuelles). Localement, en circuit fermé, sans chimie ni pesticides.

Derrière le projet: la start-up bruxelloise BIGH (Building Integrated Greenhouses) qui s’est donnée pour mission d’optimiser les bâtiments urbains et leur valeur immobilière tout en rendant la ville durablement productive. «L’aquaponie combine pisciculture et hydroponie pour produire à la fois des poissons et des fruits, légumes et plants aromatiques. Ce sont les déjections des poissons qui font office de fertilisant», explique Steven Beckers, un spécialiste de l’économie circulaire, à l’origine du projet. Et pour parfaire ce cercle vertueux, l’installation tire également parti de l’eau de pluie, de l’énergie solaire et de la chaleur perdue des bâtiments.

«Cette technologie permet à l’agriculture de se libérer de la contrainte d’un sol fertile et donc de quitter la campagne», explique l’entrepreneur, rappelant que les fruits et légumes voyagent en moyenne 1.500 kilomètres. «Pour nous, le principal est de rester local, transparent et traçable; tous les produits sont vendus en circuit court, soit aux grossistes soit directement aux consommateurs du marché. Nous avons aussi conclu des contrats avec des grandes surfaces et des restaurants de la Région pour vendre nos poissons ‘made in Brussels’», confie Steven Beckers.

Sandres et bars «made in Brussels»

Pour ses débuts, la start-up a levé 4,3 millions d’euros auprès d’investisseurs privés et publics. A l’avenir, BIGH prévoit de déployer d’autres fermes aquaponiques à Uccle, Auderghem, Woluwé, Ganshoren et Molenbeek. Avec, à terme, un réseau de fermes au cœur des grandes villes européennes. «En 2013, une étude a identifié près de 6 millions de m² d’espaces exploitables pour l’agriculture urbaine à Bruxelles. Concrètement, on pourrait construire 20 fermes de ce type essentiellement sur les toits et les parkings, soutient Steven Beckers. Vous imaginez l’impact environnemental si chaque commune bruxelloise pouvait produire des fraises et du poisson localement?»

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