MENU
Pourquoi investir en Europe de l’Est

Pourquoi investir en Europe de l’Est

Les communes peu enclines à suivre les promoteurs

Les communes peu enclines à suivre les promoteurs

19/06/2017 Comments (0) Architecture, Autres

Des usines verticales pour énergiser les villes

Chaque année depuis 2006, la Skyscraper Competition récompense les architectes aux idées visionnaires. Pour la 12e édition du concours, les organisateurs ont reçu 444 projets. Parmi les trois projets primés, un building modulaire, une usine verticale et une tour verticale en spirale. Présentations.

Défier la manière de concevoir les buildings, tout en tenant compte des moyens matériels, énergétiques et technologiques à disposition de nos jours. C’est la quintessence de la Skyscraper Competition, un concours international d’architecture, organisé depuis 2006 par le magazine «eVolo». Tous les projets sont donc, en théorie, réalisables. Mais parmi les 444 projets analysés, le jury a récompensé ceux qui ont apporté les solutions les plus innovantes à de vrais enjeux urbains, sociaux et environnementaux.

Le premier prix a été attribué à deux architectes polonais, Pawel Lipinski et Mateusz Frankowski, pour le projet Mashamba. Leur proposition: un building modulaire destiné à augmenter les possibilités d’exploitation agricole et réduire les famines dans les régions subsahariennes. La tour serait à la fois une ferme verticale, un centre d’enseignement des techniques agraires et de distribution de semences à la population locale. La tour serait modulable. Elle pourrait ainsi grandir avec l’arrivée de nouveaux cultivateurs. Faite de matériaux légers, elle serait aussi mobile, appelée à se déplacer d’une région à l’autre dès que la communauté locale deviendrait autosuffisante.

© Pawel Lipinski & Mateusz Frankowski

La deuxième place revient à un duo étasunien, Tianshu Liu et Lingshen Xie, pour leur projet Vertical Factories in Megacities (usines verticales dans des mégalopoles). Leur parti-pris: le retour des usines en ville et non plus dans leur périphérie. Dessinée pour la capitale des Philippines, Manille, cette «tour productive» se présente sous forme de couches verticales superposées en alternance. A chaque étage sa fonction: à l’étage du bas se situerait un centre de stockage de déchets. Ces derniers pourraient y être recyclés ou transformés en nouvelles matières premières, en biomasse ou autres sources d’énergie. Dans les étages supérieurs on retrouverait une centrale électrique, mais également un centre de traitement et d’assainissement des eaux.

© Tianshu Liu & Lingshen Xie

Un bâtiment circulaire

Entre les étages, les architectes ont veillé à glisser des éléments naturels: arbres, rochers, cours d’eau recréeraient ainsi des paysages naturels en plein cœur des mégalopoles de demain. Le duo d’architectes déclare ainsi que «le but de ce concept est de permettre aux gens de prendre conscience du fait que l’environnement naturel est une boucle: tout ce que vous produisez aujourd’hui formera le ‘monde de demain’. Au lieu de critiquer le problème de la pollution, nous créons un ensemble circulaire qui rééquilibre l’interaction entre l’homme et la nature…»

Le troisième prix a été décerné à l’architecte espagnol Javier Lopez-Menchero Ortiz de Salazar pour son projet Espiral3500. Il traduit la complexité de la ville dans une structure verticale en spirale. Densifier l’habitat permet de limiter la destruction du paysage dans certaines régions en forte progression démographique, comme c’est le cas sur les côtes espagnoles. Et peut-être bien chez nous.

© Javier Lopez-Menchero Ortiz de Salazar

Partagez cet article :

Tags: , , , ,

Leave a Reply