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Des déchets organiques comme matériaux de construction

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Les extensions à clipser de Stéphane Malka

21/11/2017 Comments (0) Architecture, Autres, Immobilier

Les extensions à clipser de Stéphane Malka

Par un jeu de boîtes venant s’accrocher en façade, le projet Plug-in City 75 propose de densifier la ville sans passer par la hauteur. Un défi à reproduire chez nous?

C’est un immeuble typique des années 1970. Une «boîte à chaussures», nichée en plein cœur du XVIe arrondissement de Paris, qui présente des appartements trop petits et peu éclairés… Comme la majorité des bâtiments de cette époque, l’immeuble affiche aussi des performances énergétiques médiocres. En cause: ponts thermiques, isolation et vétusté des fenêtres.

Pour optimiser leur bien, les copropriétaires ont proposé à Stéphane Malka d’intervenir. Et comme à son habitude, l’ancien street artiste a eu une idée de génie. Vous souvenez-vous quand, enfant, vous construisiez des maisons et des palais avec des jouets? Et puis, quand avec une simple brique ici et là vous pouviez l’agrandir, la modifier ou la rénover? Ce n’est pas si simple, mais le concept est identique: avec Plug-in City 75, Stéphane Malka Architecture – déjà auteur des extensions de toits 3Box – propose d’ajouter des pièces à un bâtiment en les accrochant aux façades. Tout simplement.

«La loi Alur ne permettant pas de surélever l’immeuble, nous avons pris le parti de greffer sur le bâtiment une succession d’extensions, d’oriels (ou bow-window) et de loggias. Chaque habitant peut ainsi commander la superficie nécessaire à son propre épanouissement», explique l’architecte. Non seulement ces unités «parasites» créent de nouveaux espaces habitables, mais leur structure – façonnée dans un bois porteur bio-sourcé – laisse entrer davantage de lumière et réduit la consommation énergétique du bâtiment par quatre.

Panser l’architecture

Modulables et clipsables à souhait, ces cubes permettent aussi de s’adapter aux besoins réels des habitants. «Les logements de rez-de-chaussée s’étirent vers le jardin intérieur. Mais dès le 1er étage, il est possible d’utiliser ces extensions comme salon, par exemple, ou comme terrasse privative. Et en jouant avec l’asymétrie de ces cubes, on peut même créer des jardins suspendus», confie Stéphane Malka. Ainsi, chaque cube autorise deux niveaux d’extensions: une couverte et une ouverte en son plancher haut. Des terrasses interstitielles privées et communes se génèrent donc par défaut, en négatif des loggias.

  • Les extensions à clipser de Stéphane Malka
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Que ce soit sur les toits d’immeubles d’habitations historiques ou sur les façades de l’arche de la Défense, Stéphane Malka s’engage depuis longtemps dans un projet de guérilla architecturale. Selon lui, si l’espace public est de plus en plus tendu, mieux vaut construire sur le patrimoine existant plutôt que de bâtir à tout va. «L’architecture doit s’adosser à la ville, ‘panser’ celle-ci dans une logique de transformation. Par superposition, addition et extension du patrimoine bâti plutôt que dans celle univoque de la tabula rasa.»

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