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Place Schuman © COBE

Voici le futur visage de la place Schuman

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View of Oxford Street on November 10, 2015 in London.

10/01/2018 Comments (0) Autres, Immobilier

Les grandes artères, alternative au déclin des centres commerciaux?

Alors que les centres commerciaux s’essoufflent, les grandes artères «emblématiques» comme Oxford Street, à Londres, restent un véritables aimant pour les chalands, selon une étude de BNP Paribas Real Estate.

C’est un fait rare sur le marché belge: trois centres commerciaux d’envergure sont actuellement mis en vente. Rive Gauche à Charleroi (Promotion Saint-Lambert, 39.000 m2), Docks Bruxsel (Equilis, 44.000 m2) à proximité du canal et le Woluwe Shopping (deux certificats immobiliers et AG Real Estate, 45.000 m2) à Woluwe-Saint-Lambert. Rive Gauche et Docks Bruxsel, ouverts en 2017, doivent encore «faire leurs preuves» avant de séduire un acheteur. Contrairement à Oxford Street, aux Champs-Élysées, la via dei Condotti, ou au Passeig de Gracia…

Ces grandes artères commerçantes européennes, très passantes, constituent-elles une alternative aux centres commerciaux? Elles ont le vent en poupe, à n’en pas douter. Pour la première fois, BNP Paribas Real Estate a ainsi publié une étude pan-européenne basée sur le trafic piéton des axes commerçants de 23 métropoles, dont Bruxelles. Une étude réalisée l’été dernier, un samedi après-midi, entre 14h00 et 16h00.

Rue Neuve, Brussels © Mstyslav Chernov

Sans vraiment de surprise, c’est Oxford Street à Londres qui draine le plus de monde: 13.500 piétons par heure. Dans le Top 5, figurent ensuite la Kaufingerstrasse à Munich (12.832), la Calle de Preciados à Madrid (10.292), le Zeil à Francfort (10.280) et les Champs-Elysées à Paris (10.277). La seule artère belge à se hisser dans le Top 30 est la Rue Neuve de Bruxelles, avec 6.773 piétons par heure. L’artère bruxelloise scintille modestement en 29e position de ce classement.

Quels sont les grands facteurs de dynamisme de ces artères commerçantes? La proximité des transports en commun, la rénovation urbaine et la hausse du tourisme, pointe l’étude. La fréquentation, elle, reste surtout tributaire de la structure des centres-villes. «Lorsque les villes présentent un seul ‘noyau’ de commerces centré sur 2 à 3 rues principales, la fréquentation piétonne y est naturellement plus élevée (Munich, Dublin, Prague, Zurich et les villes scandinaves, par exemple), expliquent les auteurs de l’étude. Inversement, en raison de leurs vastes étendues géographiques, Londres, Berlin et Paris ne disposent pas d’un seul noyau de commerces mais plutôt de plusieurs zones.» Ainsi, ces métropoles atteignent un niveau record dans leurs deux rues emblématiques, tandis qu’un trafic plus «modeste» – enregistrant néanmoins de bonnes performances pour les commerçants – est réalisé dans les noyaux restants.

S’agissant des rues uniquement tournées vers le luxe, c’est la via dei Condotti à Rome qui arrive en tête, avec 6.545 piétons par heure, devant Old Bond Street à Londres (5.564 p/h) et la via del Babuino (5.003 p/h) qui mène à la place d’Espagne à Rome, également. Selon l’étude, ces rues doivent leur succès au fait qu’elles sont des zones piétonnes «emblématiques» et jouissent d’un haut degré d’activité touristique. Face à la croissance du commerce en ligne, plusieurs solutions s’ouvrent donc aux foncières: rénover ou étendre le parc déjà existant, lancer des concepts innovants de centres commerciaux «ouverts», comme d’anciennes places de marchés ou se tourner vers les centres des grandes villes.

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