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© Francesco Scatena | Dreamstime.com

Taxonomie européenne : « Si ce n’est pas contraignant, ça...

30/03/2022 Comments (0) Architecture, Autres, Immobilier, Technologie

Faciliter la ville pour les malvoyants

Cartes tactiles, applications d’orientation et autres technologies intelligentes permettent aux personnes souffrant d’un handicap visuel de vivre en ville de manière plus inclusive. Voici quelques exemples de bonnes pratiques.

Les Pays-Bas ont construit l’un des réseaux ferroviaires les plus accessibles au monde. Depuis l’application qui « traduit » ce qui est écrit sur les panneaux jusqu’au personnel qui vous accueille à la porte du train, les chemins de fer néerlandais ont choisi de travailler sur des trajets complets, d’un point A à un point B. Le système néerlandais relie efficacement chaque étape du parcours, en mélangeant le tactile, le numérique et, parfois, l’humain. Cette approche “en chaîne” a permis aux 320000 Hollandais porteurs d’un handicap visuel (soit 2% de la population) de retrouver une indépendance et une liberté de mouvement, sans pour autant devoir dépendre d’autrui. 

En simulant les différents handicaps visuels, les concepteurs de la clinique du Case Eye Institute ont pu proposer des solutions plus empathiques et inclusives © Casey Eye Institute

La technologie au service du handicap

L’application Google Lockout permet de transformer les données visuelles détectées par la caméra d’un smartphone en format audio. Elle facilite également la localisation des objets, la lecture des panneaux et même des étiquettes. L’application, installée sur un smartphone, utilise l’intelligence artificielle pour obtenir plus facilement des informations sur le monde qui nous entoure.

Mais la technologie peut également intervenir en amont, par exemple au stade de la conception d’un bâtiment. Aux Etats-Unis, une clinique ophtalmique a été aménagée en anticipant tous les problèmes dont pourraient souffrir ses patients. Des modèles informatiques ont ainsi simulé à quoi ressembleraient les espaces cliniques pour des patients atteints de divers handicaps visuels. Ces visualisations ont abouti à des solutions créant un environnement intuitif et visuellement confortable. Les couleurs trop semblables étant par exemple difficiles à distinguer, seules des teintes très contrastées ont été utilisées pour l’aménagement intérieur. Autre défi : l’équipe de recherche avait constaté que les patients dont les yeux étaient dilatés pour leur examen cherchaient à protéger leurs yeux de la lumière et des murs blancs. Des lumières réglables ont donc été installées, à la fois plus douces et plus sombres.

Concevoir les villes et les bâtiments avec empathie, c’est d’abord voir le monde à travers les yeux de celles et ceux qui ont du mal à voir. 

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