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16/03/2018 Comments (0) Immobilier, Technologie

La Smart City est-elle dans la 5G?

Poussée par l’Europe, Bruxelles devrait sauter dans le train de la 5G. Mais les normes d’émissions «trop strictes» rendent impossible le déploiement de cette technologie dans la capitale. Un danger pour l’avènement d’une «Bruxelles digitale»?

Toujours plus, telle pourrait être la promesse de la 5G, la prochaine génération de technologie mobile: plus de débit, de rapidité, de couverture pour connecter davantage les personnes et les objets. « 5G is coming »… mais pas au même rythme partout. Alors que l’Union européenne préconise à ses États membres de développer les réseaux 5G sur leurs territoires et d’avoir une ville «porte-drapeau» d’ici 2020, Liège et Anvers pourraient bien se placer rapidement devant Bruxelles au rang de métropoles numériques, d’après la Fédération belge de l’industrie technologique Agoria. En cause: des normes d’émissions jugées «trop strictes» qui rendent impossible le déploiement de cette technologie dans la capitale de l’Europe. A quoi viennent s’ajouter des taxes communales sur les antennes GSM, qui n’existent presque plus dans le reste du pays.

A quoi servira cette technologie? Avec des débits portés à 10 gigabits par seconde, soit 100 fois plus rapides que la 4G, de nombreux usages pourront être développés avec la 5G. Les plus attendus concernent les villes intelligentes, les usines et bureaux intelligents, les soins à distance, mais aussi la voiture connectée, puis le véhicule autonome. Ces voitures seront capables de se mouvoir seules dans le trafic, d’éviter les piétons et de fluidifier le trafic, à condition qu’elles puissent interagir entre elles. Or, pour des raisons de sécurité, aucune latence n’est permise pour ce type de véhicules. C’est pourquoi des capacités supérieures au gigabit par seconde (Gb/s) sont nécessaires à leur déploiement.

Concernant les villes «intelligentes», les espoirs se portent surtout sur l’amélioration des services locaux. Titres de transport combinés, gestion du stationnement et de la circulation, systèmes d’éclairage public s’adaptant plus précisément aux besoins… Les exemples sont nombreux. Surtout, la 5G devrait chambouler les business models de certaines industries. Par exemple, Nokia travaille avec les médecins de l’hôpital d’Helsinki, en Finlande, pour des solutions en ambulatoire, et a mis en place un système de gestion de flotte dans le port de Hambourg en partenariat avec Deutsche Telekom. Ericsson, son concurrent, veut robotiser et numériser entièrement des usines. Enfin, dans certaines zones difficilement accessibles, la 5G devrait remplacer la fibre optique en apportant du très haut débit à l’intérieur des bâtiments sans travaux coûteux.

L’Europe déjà à la traîne

Le futur de la téléphonie mobile est donc plein de promesses, mais l’Europe accuse déjà du retard. Pour le CEO de Nokia, la Chine est d’ores et déjà le pays le plus en avance sur cette technologie, tout comme les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud. A titre de comparaison, en 2023, il y aura 720 millions d’abonnés 5G en Chine, ils ne seront que 112 millions en Europe prévoit CCS Insight. La Commission européenne a pourtant injecté 700 millions d’euros pour la recherche sur la 5G, mais même en étant optimiste, ses usages grand public ne devraient pas être déployés en Europe avant 2021. La preuve: dans beaucoup d’endroits, y compris en Belgique, la couverture en 4G n’est pas encore achevée.

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