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La SNCB met en vente son patrimoine immobilier

29/11/2017 Comments (0) Autres, Immobilier

La SNCB met en vente son patrimoine immobilier

A 91 ans, la SNCB est le plus grand propriétaire public belge. Elle a, dans ses tiroirs, un trésor de guerre sous-exploité dont elle espère tirer 10 millions d’euros chaque année. Pourquoi est-ce une bonne nouvelle pour l’immobilier?

Plus de 14.530 parcelles de terrains non bâtis totalisant près de 5.800 hectares (58 millions de m²) et 2 millions de m² répartis sur près de 1.800 bâtiments divers… Le trésor de guerre qui dort aujourd’hui dans les tiroirs du groupe SNCB est impressionnant. En termes de superficies, d’abord, mais aussi en termes de rentrées financières escomptées. Puisque pour apurer sa dette, la société anonyme de droit public se dit prête à vendre un patrimoine aujourd’hui valorisé à 7,4 milliards d’euros, dans le bilan consolidé du groupe.

Une bonne partie de ce patrimoine foncier se situe en zone constructible, dans les centres villes ou à proximité. Des zones urbaines stratégiques, dans les trois régions, susceptibles de pouvoir accueillir des projets mixtes. Or, la SNCB n’occupe ni n’utilise l’intégralité de ces parcelles et bâtiments, qui ne sont pas tous nécessaires à l’exercice de ses missions de service public. Chaque année, la société vend donc une partie de ces biens. Un processus que le nouveau management de la SNCB voudrait rationaliser.

Terrains à bâtir

Pour l’heure, les responsables ont répertorié 179 bâtiments qu’il est urgent de revendre, ainsi que 181 terrains d’envergure, qui représentent une superficie totale de 1,2 million de m². La société d’audit PwC qui a été chargée de dresser l’inventaire, recommande aussi la vente de 344 terrains plus petits, d’une superficie totale de 685.500 m². Des terrains qui sont parfois frappés de charges environnementales, tels que les 20 hectares de Bruxelles Ouest, qui doivent être décontaminés car ils ont abrité des produits sidérurgiques et pétroliers. A côté de cela, la SNCB possède aussi des milliers de parcelles difficilement valorisables. Ce rebut et les quelques 4.737 terrains concernés totalisent pas moins de 12,8 millions de m². Mais n’étant pas prioritaires, ils ne seront valorisés qu’après 2020.

Si les plus gros trésors se concentrent à Bruxelles, il reste cependant une zone grise: le périmètre de la gare du Midi. Malgré plusieurs master plans, les projets y sont à l’arrêt depuis près de 30 ans. La société anonyme de droit public y est pour l’instant propriétaire d’immeubles de bureaux situés rue de France, de nouveaux bâtiments situés Avenue Fonsny, mais aussi de l’ancien centre de tri postal, accolé à la gare. Faute de vouloir céder ces terrains au privé – alors qu’ils réclament une sérieuse réhabilitation –, la SNCB se dit prête à investir 80 à 100 millions d’euros dans sa gare.

© SNCB
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