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Kunsthalle Bern Packed, Project for 50th Anniversary of the Kunsthalle Bern, Switzerland © Christo 1968

L’artiste Christo s’expose à Bruxelles

Quayside, le quartier 100 % high tech de Google

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06/11/2017 Comments (0) Architecture, Atenor, Immobilier

Pourquoi les développeurs immobiliers quittent-ils la Belgique?

Il y a les éclaireurs et ceux qui hésitent. Mais de plus en plus de développeurs belges lorgnent des capitales étrangères comme Budapest, Bucarest, Mexico, Tokyo ou Shanghai. Au dépens de Bruxelles… Y a-t-il un risque d’hémorragie?

Quand on est promoteur, on voit grand. Mais rien n’empêche, aussi, de voir loin… Aujourd’hui, les promoteurs d’origine belge les plus téméraires, comme Codic, Pylos, Burco, Buelens, Ghelamco, Immobel ou Atenor – traditionnellement attaché à Bruxelles – ont franchi le pas. Ils affirment ou réaffirment leur présence sur les marchés immobiliers étrangers, notamment en Europe centrale.

Ils y découvrent un taux de croissance qui flirte avec les 3%, des rendements locatifs qui grimpent jusqu’à 8% (contre 4% à Bruxelles) et une demande internationale d’affaires beaucoup moins timide qu’ici. Sans parler du résidentiel haut de gamme, pour lequel la demande ne cesse de s’étoffer. A l’Est, disent-ils, il y aurait un contexte économique bien plus favorable que celui qu’ils côtoient au quotidien. Car le constat est quasi unanime: en Belgique, les incertitudes politiques, administratives et juridiques ont progressivement plombé l’ambiance dans le bati.

Y aurait-il un début d’hémorragie? Le mouvement n’est pas neuf. Ghelamco, qui bute sur l’Eurostadium au Heysel, a largué les amarres en Pologne… en 1989. De succès en succès, il y a gagné une position de leader incontournable. Codic, Immobel, Atenor et d’autres ont embrayé 15 ans plus tard. Déjà très active à Paris, Codic International réactive à présent ses projets en Roumanie et en Hongrie, où chaque ménage de moins de 40 ans reçoit une aide de 40.000 euros pour acheter un bien.

Un dynamisme qui a aussi convaincu Equilis (Groupe Mestdagh), dont les futurs grands projets commerciaux et résidentiels ont pour cible Varsovie. Et ce, alors que son méga projet bruxellois, Docks Bruxsel, n’a toujours pas trouvé nouvel acquéreur ni la prise de bénéfice escomptée. Avant lui, c’est Wilhelm & Co qui a ferré avec les banques durant plusieurs années pour revendre à un prix de marché la Médiacité liégeoise.

«Lasagne bruxelloise»

Bruxelles est-elle devenue un marché incertain? Interviewé par BX1, Stéphane Sonneville, CEO d’Atenor, est sans équivoque: «Pour un promoteur immobilier, un des critères primordiaux pour investir c’est la fluidité des décisions politiques. Or la ‘lasagne institutionnelle’ bruxelloise dessert les Bruxellois. A Varsovie ou à Paris, où nous sommes présents également, les choses sont plus rapides. Et, de fait, plus rentables.» Et d’insister: «Notre croissance s’est faite en sortant des murs de Bruxelles. Parce que ce n’est pas possible d’attendre les permis 9 ans, peut-être 10 ans pour Victor.» Atenor projette toujours de bâtir trois tours en face de la plus grande gare du pays, dont une tour de 140 mètres qui devrait accueillir quelque 375 logements. Les deux autres proposeront 65.000m² de bureaux. Un concours d’architectes a même été lancé. Mais en vain. Le promoteur attend déjà son permis depuis plus de 5 ans.

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