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25/11/2019 Comments (0) Views: 635 Architecture, Autres, Environnement, Immobilier, Technologie

Toronto donne son feu vert à Google pour concevoir un écoquartier futuriste

Après des mois de tensions, la métropole canadienne a décidé, jeudi 31 octobre, de poursuivre son partenariat avec le géant du numérique. Mais Sidewalk Labs a dû faire un certain nombre de concessions, notamment sur l’étendue du projet ou la gestion des données collectées.

Feux tricolores intelligents, pistes cyclables chauffées en hiver, robots assurant la gestion des déchets… Le projet de quartier intelligent dessiné par Sidewalk Labs, une filiale de la maison mère de Google, fascine et fait peur aux Canadiens. Autant dire qu’à Toronto, la date du 31 octobre 2019 était particulièrement attendue. Celle-ci marquant l’échéance que s’était fixée l’autorité publique locale pour décider si le projet de réaménagement de « Quayside », friche industrielle de 5 hectares le long du lac Ontario, en un quartier ultramoderne et durable pouvait devenir une réalité ou bien être remisé dans les cartons.

Verdict : le conseil d’administration de Waterfront Toronto a voté pour la poursuite du projet après que Sidewalk Labs a accepté de revoir son plan directeur, qui avait suscité de nombreuses critiques. Cette première étape de validation officielle ayant reçu un « feu vert », il faudra attendre un ultime vote, prévu quant à lui le 31 mars prochain, pour savoir si ce futur quartier durable et intelligent verra le jour dans les prochaines années.

La ville n’est pas qu’une app

Il faut admettre que, dès ses origines, ce projet a accumulé quelques embûches. Les doutes des citoyens se cristallisant sur l’enjeu au coeur de toute « smart city » : la collecte et le traitement des données. Car à « Quayside », il y aurait tant de capteurs et de caméras que Google saurait presque tout sur tout en temps réel : comportements des habitants, gestion du trafic automobile, cycliste ou piéton, consommations énergétiques, informations pouvant servir au fonctionnement des services publics…

Pour désamorcer cette question sensible, Sidewalk Labs a proposé à la collectivité la création d’un « civic data trust », sorte d’autorité paritaire qui serait responsable et comptable du bon usage de ces data. La filiale d’Alphabet, elle-même détenue par la société Google, s’est aussi engagée à davantage partager, avec les entreprises canadiennes et l’autorité publique, les fruits des innovations et des propriétés intellectuelles qui seront générées grâce au projet. Une stratégie d’ouverture qui lui donnera raison ?

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