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Cinq exemples de grandes villes qui veulent bannir les...

12/08/2019 Comments (0) Views: 766 Architecture, Autres, Environnement

Bientôt, des « forêts urbaines » à Paris

Des « forêts urbaines » sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, derrière l’Opéra Garnier, devant la gare de Lyon et sur les berges de la Seine : l’annonce de la maire (PS) de la ville, Anne Hidalgo, a lancé une nouvelle tendance : celle de grands espaces boisés en pleine ville.

Dépourvue de grands parcs intra-muros, Paris affiche un ratio de nature par habitant inférieur de moitié aux 10 mètres carrés prescrits par l’Organisation mondiale de la santé. La mairie s’est donc placée des objectifs clairs : d’ici la fin du mandat en mars 2020, elle souhaite créer 30 hectares supplémentaires de surfaces végétales, 100 hectares de murs et façades végétales et 30 hectares d’agriculture urbaine. L’idée est de procéder à un rafraîchissement naturel, avec moins de béton, plus d’eau, plus de verdure.

Un des projets-phare de Paris, ce sont les « forêts urbaines ». L’idée : reconstituer de vrais îlots de verdure en décaissant le premier étage de parkings peu utilisés, devant l’Hôtel de ville et la gare de Lyon, derrière l’Opéra Garnier et sur les voies sur berge. L’espace libéré serait ensuite rempli de terre pour y planter de hauts arbres… pour un coût de quelques millions d’euros, mais un vrai résultat au niveau de la fraîcheur.

  • Paris Opéra Garnier
  • Paris Hotel de Ville
  • Paris Gare de Lyon

Un concept inspiré du Japon

Le concept s’inspire du quartier d’affaires d’Otemachi, à Tokyo. En 2009, le paysagiste Michel Desvigne a été chargé d’y concevoir une petite forêt de 3 600 mètres carrés, sur un site d’un hectare, sur le toit d’une gare, sur un sol entièrement artificiel. Ce sol a été conçu pour donner place à une forêt de plus de 200 arbres. Les arbres ont été précultivés pendant cinq ans dans les montagnes autour de Tokyo, plantés à l’identique, pour qu’ils grandissent et se forment ensemble, avant d’être apportés sur place.

Cinq ans après la transplantation, le quartier d’Otemachi a complètement changé. Dans cette ville autrement plus dense que Paris, la constellation de jardins de poche et de petites forêts donne un confort de fraîcheur très important. Cela va au-delà du décor.

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