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Smart City by Google

28/05/2018 Comments (0) Views: 843 Autres, Technologie

Google précise ses ambitions dans la smart city

Bâtiments modulables, véhicules autonomes, robots livrant le courrier… Les promesses de la ville intelligente «made by Google» sont nombreuses. Mais son modèle inquiète.

C’est l’acteur que personne n’avait vu venir ou, peut-être, que tout le monde craignait de voir arriver. En lançant en juin 2015 sa filiale Sidewalk Labs, Alphabet, la maison mère de Google, affiche ses ambitions: pour les appels à projet sur la ville intelligente et durable, il faudra compter avec lui.

A travers sa filiale, le géant du net œuvre déjà à New York et Toronto. A New York, Google prévoit de truffer l’espace public de 10.000 bornes connectées et multi-usages. Ce projet baptisé «LinkNYC», financé par la publicité, décline plusieurs services gratuits via des kiosques digitaux. A terme, ces kiosques embarqueront des capteurs mesurant la pollution de l’air, le niveau sonore, détectant le flux de piétons, etc. Des kiosques similaires vont être lancés à Londres cet été.

A Toronto, Sidewalk s’est engagé à créer «clés en main» une ville modèle d’ici 2020, sur les 5 ha de friches du quartier de Quayside, au bord du lac Ontario. Le géant du web promet des véhicules autonomes, un réseau de chaleur sans énergie fossiles, des bâtiments modulables et évolutifs, un service de livraison par des robots, des ampoules LED incrustées dans la chaussée qui pourraient moduler la taille des pistes cyclables et des routes chauffantes qui permettraient de faire fondre la neige pour désengorger le trafic. Les premiers habitants sont attendus dès 2022.

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Les promesses sont nombreuses, mais le modèle inquiète. Car si la «smart city» se veut inclusive, participative, démocratique et durable, le plan présenté par Google préfigure une ville ultra-connectée, truffée de capteurs, de traqueurs et de caméras à reconnaissance faciale. Bref, une ville essentiellement alimentée par les données personnelles… ce qui n’est pas sans susciter des craintes de dérapages liés au respect de la vie privée.

Aussi concret soit le projet de Google, validé par le premier ministre Justin Trudeau en personne, la polémique enfle à Toronto: qui détiendrait la propriété des données collectées? Les entreprises qui veulent observer le rapport des citadins à l’espace, les promoteurs immobiliers ou les villes? Qui pourrait les utiliser et sous quelles conditions? Si l’avenir des cités est connecté, les collectivités ont à mener une réflexion sur la protection des données des habitants qui aille au-delà de la stricte application du nouveau cadre légal RGPD. Elles doivent aussi réfléchir à la souveraineté de leurs données publiques et de manière plus large des données d’intérêt général. Sans quoi, la Google Town – sorte de ville parfaite où les gens sont heureux, ne polluent pas et se déplacent d’un simple claquement de doigt – pourrait se transformer en Seaheaven, façon Truman Show.

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