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Luxembourg 2050

13/08/2021 Comments (0) Architecture, Autres, Énergie, Environnement, Immobilier, Mobilité

Le Luxembourg et la construction : changer les mentalités d’ici 2050 

Dans un essai consacré spécifiquement aux objectifs carbone du Luxembourg, Pascale Junker dresse un portrait piquant du Grand-Duché. Mais elle propose également des solutions. 

Pascale Junker est experte sur des thèmes liés au climat et à l’environnement. Dans son livre Le Luxembourg en 2050. De l’aménagement au ménagement du territoire. Pour un territoire décarboné, résilient, circulaire, elle jette « un regard informé, entier et alarmé sur le Luxembourg. »

Le Luxembourg, dit-elle, est « champion d’Europe » en pourcentage de territoire national bâti, de construction sur terres vierges (versus terres recyclées), en proportion d’habitations individuelles, en surface habitable par habitant… Par ailleurs, le Luxembourg est totalement dépendant des importations en ce qui concerne les matériaux de construction. Tous ces constats, elle les dresse dans la perspective d’un Grand-Duché plus respectueux de ses ressources, et dans le droit fil des objectifs zéro carbone de 2050. 

Ne plus construire neuf sur terre vierge, avec des matériaux vierges

Pascale Junker Luxembourg 2050 ©-DR

Pascale Junker Luxembourg 2050 ©-DR

Dans son livre, elle incite notamment les architectes à se détourner des matériaux les plus intenses en carbone (ciment, aluminium, verre, PVC, acier). Elle propose également de nouvelles façons d’habiter l’espace : plutôt que de construire du neuf, elle recommande de recycler, restaurer, densifier, mutualiser, réaffecter le bâti existant pour en faire des lieux de bien-être, de créativité et d’échange (des anciens corps de ferme feront de splendides bureaux, par exemple). En intégrant des données comme la colocation, la proximité des services et transports, des quartiers verts, mais aussi le fait d’utiliser les immeubles désaffectés comme des mines urbaines (urban mining). 

Au final, Pascale Junker propose donc un programme tourné vers la subsistance et non plus vers l’abondance. Avec cette note d’espoir pour terminer : tout reste à inventer !

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