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Construction : mais d’où vient le bois ?

Mobilité : rendre les villes plus sûres pour les femmes

27/01/2022 Comments (0) Architecture, Autres, Immobilier, Technologie

Le meilleur bâtiment mondial 2021 se trouve à Copenhague

CopenHill, la célèbre usine de valorisation énergétique de déchets de Copenhague, a été couronnée World Building of the year 2021 lors du World Architecture Festival qui avait lieu en ligne cette année.

Le projet, conçu par le groupe danois Bjarke Ingels et également connu sous le nom d’ Amager Bakke, était en compétition dans la catégorie Production, énergie et recyclage. Il est rare que ce soit un bâtiment industriel qui remporte la récompense suprême. Il faut dire que Copenhill élargit considérablement la définition (et les attentes) d’une installation du secteur de l’énergie, puisqu’on y a adjoint un programme sportif et récréatif tout à fait conséquent. Jugez plutôt : une piste de ski – avec remonte-pente ! – un sentier de randonnée et des terrains verts, le mur d’escalade artificiel le plus haut du monde sur sa façade verticale (85 m.), ainsi qu’un bar sur le toit, un espace de crossfit et un plateau panoramique sur la ville. 

Sensibiliser les habitants à leur empreinte carbone

Paul Finch, le directeur du Festival, a salué la façon dont CopenHill « aborde le rôle de l’architecture dans l’univers récent du recyclage et du zéro carbone, ajoutant que ce type d’infrastructure incite les gens à dire « oui dans mon jardin » plutôt que « non » (allusion au fameux syndrome Nimby). Ce projet encourage les concepteurs à penser au-delà du cahier des charges, à défendre des idées et à surmonter les obstacles politiques et économiques dans la poursuite de l’intérêt social. Et il nous rappelle enfin que les bâtiments peuvent être amusants » a conclu Paul Finch.

© Rasmus Hjortshoj

© Rasmus Hjortshoj

Cet incinérateur de déchets, construit entre 2013 et 2016, s’inscrit dans l’objectif danois de neutralité carbone en 2025 (soit beaucoup plus tôt que les recommandations de l’Accord de Paris qui parle de 2050). L’usine brûle annuellement 440 000 tonnes de déchets et fournit de l’électricité à 30 000 ménages, mais aussi du chauffage à 72 000 logements. Un détail amusant pour terminer : chaque fois qu’une tonne de CO₂ est brûlée dans l’usine, celle-ci émet un énorme anneau de vapeur, visible depuis toute la ville, afin de sensibiliser les habitants à leur empreinte carbone de manière légère et complice. 

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